Les Sables - Les Açores - Les Sables
5è édition Les Sables - Les Açores

Si cette course Les Sables – Les Açores – Les Sables n’existait pas, il faudrait l’inventer tant elle colle avec les valeurs de la classe Mini. Pendant de la Mini-Transat les années paires, elle propose un véritable parcours hauturier, exigeant et particulièrement formateur avant de décider de se lancer dans l’aventure de la traversée de l’Atlantique.

Dans le même temps, Les Sables – Les Açores reste une épreuve de dimension raisonnable : même port de départ et d’arrivée diminuant considérablement les frais logistique, étapes de sept à neuf jours en moyenne, conditions estivales. La course est bien le chainon manquant entre les épreuves d’avant saison traditionnelles du calendrier de la classe Mini et la traversée phare. Et ce n’est sûrement pas un hasard si quelques uns des plus brillants animateurs de la Transat 6,50 ont souvent été ceux qui, un an auparavant, se battaient pour les places d’honneur entre Les Sables d’Olonne et l’archipel portugais. Francisco Lobato, Bertrand Delesne, Isabelle Joschke, Adrien Hardy ou bien encore Xavier Macaire, ils se sont tous illustrés sur la grande épreuve estivale avant de faire parler la poudre sur l’Atlantique.

Mais Les Sables – Les Açores, ce n’est pas seulement cet excellent banc d’essai avant la traversée transatlantique. La course n’aurait pas ce caractère si attachant sans l’accueil exceptionnel que tous les concurrents reçoivent à Horta. L’escale aux Açores, c’est l’occasion de découvrir des paysages sans égal, de côtoyer la communauté açorienne et son art de vivre, de goûter aux plaisirs du groupe retrouvé après une semaine de navigation en solitaire. Les Açores sont une récompense, en repartir est toujours un crève-cœur.
Enfin, les Sables d’Olonne sont le point d’ancrage évident de la course. Sous la houlette des Sports Nautiques Sablais, l’organisation a toujours privilégié un accueil des concurrents qui, tout en gardant un caractère profondément familial, ne s’en révèle pas moins d’une grande efficacité. Accueillis sur le ponton du Vendée Globe, les Ministes peuvent ainsi rêver qu’un jour, ils redescendront le chenal mythique du port vendéen pour une navigation autrement plus extrême.

Six ans après l’adition inaugurale, la quatrième levée des Sables – Les Açores promet donc encore de belles bagarres sur l’eau, des vainqueurs méritants et cette irremplaçable chaleur humaine qui a contribué à rendre l’épreuve incontournable…

 

Les Sables – Les Açores en quelques chiffres

Deux étapes de 1270 milles chacune.

Plus de 150 concurrents engagés en trois éditions.

Un record des 24 heures en prototype comme en série :
- 304,9 milles de point à point pour Bertrand Delesne (proto), soit 12,70 nœuds de moyenne.
- 272,3 milles de point à point pour Xavier Macaire (série), soit 11,36 nœuds de moyenne.
Une moyenne record

Distance retour parcourue en
- 5 j 13h 27mn 18s pour Bertrand Delesne (proto)
- 6j 00h 26mn 29s pour Xavier Macaire (série)