Les Sables - Les Açores - Les Sables
5è édition Les Sables - Les Açores

Malgré son avarie, Patrick Girod termine 10e série

Le navigateur suisse, auteur d'un excellent début de deuxième étape, puisque régulièrement dans le quinté de tête, a dû finalement revoir ses objectifs sportifs à la baisse, suite à un choc, vraisemblablement avec un cétacé. Il a parcouru plus de la moitié du parcours sur un seul safran.

Le choc
« J'étais à l'intérieur en train de déplacer et de ranger du matériel pour mieux équilibrer les poids, quand le bateau s'est arrêté net sur quelque chose. J'ai volé jusqu'au pied de mât et quand je suis sorti, je n'ai pu que constater les dégâts : un safran arraché et le tableau arrière bien endommagé... qui plus est, j'avais une voie d'eau. »

La réparation
« Comme tout était tordu, j'ai dû démonter toutes les vis qui servent à engager la pelle de safran. Je me suis aperçu que le renfort en monolithique avait été touché. Du coup, j'ai tout enlevé, j'ai collé une plaque au Sicaflex pour ne plus avoir d'entrées d'eau puis j'ai stratifié par dessus. En fait, la ferrure était tordue. J'ai reposé une ferrure avec une vis, mais mon safran a cassé de nouveau... J'ai encore essayé autre chose, mais rien à tenter de réparer que d'essayer de rejoindre n'a tenu. Au bout d'un moment, je me suis dit que je passerai plus de temps à tenter d'autres réparations que de rentrer sur un seul safran. »


Une route chaotique
« Avec un seul safran, par mer de trois-quarts arrière, c'est difficile de trouver le bon équilibre. Il fallait que je garde le bateau à plat, du coup ça donne des trajectoires bizarres. C'est un peu comme faire du mono-roue dans les cailloux. Maintenant, j'ai des petites idées de systèmes de rechange pour la prochaine Mini Transat. »20140814sas 1480 20140814 1144838541

Une préparation idéale

« Au delà du plaisir que j'ai eu. Je pense vraiment que cette course, c'est la meilleure des préparations à la Mini Transat. C'est incroyable le nombre de choses que j'ai apprises entre la gestion de la navigation, de la vie à bord et mes galères techniques du retour. Ça vaut toutes le heures d'entraînement et de préparation technique. Je suis vraiment heureux de l'avoir courue, cette épreuve... »