Les Sables - Les Açores - Les Sables
5è édition Les Sables - Les Açores

Septième des bateaux de série, A de Jacquelot s'est arraché

Il garde d'excellents souvenirs de cette première traversée du large mais aussi un souvenir cuisant à l'occasion d'un grain particulièrement virulent.

Couché à plus de 90°
« Ça a commencé par un grain avec de la grêle, des éclairs... Puis le vent est monté brusquement et je me suis retrouvé avec le bateau couché, tête de mât dans l'eau. Accroché à la filière, j'ai réussi à larguer le spi, mais ça ne suffisait pas, le bateau restait couché. Il a fallu que je choque le solent pour qu'il commence à se redresser. A ce moment-là, j'avais le spi qui faisait office d'ancre flottante au vent. J'e suis remonté au près sur lui, me suis laissé dériver avant de le ramasser à la volée. A la fin du petit jeu, j'avais les bras totalement tétanisés. Heureusement je n'ai rien cassé, mais ça m'a refroidi pour les nuages suivants. Je me suis posé la question de savoir à partir de quel angle, ça ne se redresse plus.»

Réparation express
« Ensuite, j'ai explosé mon code 5. J'ai essayé de le réparer avec du scotch, mais je n'ai pas osé le renvoyer. Du coup, je suis reparti avec le spi médium, c'était plus fort. Là, j'ai fait des pointes à 18 nœuds. Je ne sais pas comment on fait pour aller aussi vite sur des si petits bateaux. »20140814sas 1234 20140814 1121262575

Du plaisir
« Au début, c'était top, d'être à la poursuite des amateurs de brises que sont Damien et Jonas. Deux nuits d'affilée, je repasse Jonas, il devait être en train de dormir dans sa bannette. Mais après deux jours comme ça, j'étais cramé. Je ne comprenais pourquoi j'allais un nœud moins vite que les autres, mais ça ne m'inquiétait pas plus que ça. J'ai mis une nuit à comprendre que j'avais une aussière avec sa garniture de moules dans la quille. Ça m'apprendra. »