Les Sables - Les Açores - Les Sables
5è édition Les Sables - Les Açores

(13-08, 13h30) Réactions à chaud de T Le Turquais

Tanguy Le Turquais : « c'était vraiment très bien. J'ai un superbe bateau, je suis resté concentré sur ma course. Tout le monde est content, c'est génial... »

Instants de panique
« J'ai eu peur une fois sur cette course, pas pour moi, mais pour Michele. Je suis arrivé à sa hauteur, le bateau était couché sur l'eau avec le spi qui battait en tête de mât... Ça durait, ça durait et j'appelais « Michele, Michele, tu es là ? » et rien ne se passait. Et tout d'un coup, je l'ai vu sortir de la cabine du bateau, je ne sais pas ce qu'il faisait à l'intérieur. »
Michele : « je devais fumer une cigarette... ou je ne voulais pas voir ça (rires) »20140813sas 0324 20140813 1447359582


De la mesure en toute chose
« Déjà, j'ai un super bateau. J'ai dû partir au maximum trois fois au tas, dans toute la traversée. Je pense que c'était plutôt une course où il fallait être un bon gestionnaire, savoir mettre le curseur au bon niveau. Il y avait des moments où il fallait bourriner sans casser le bateau et d'autres où il fallait savoir se reposer et ne pas forcer sur le matériel. Je crois que la différence s'est faite là : certains ont trop tiré sur le bateau et ils ont cassé et ceux qui n'ont jamais forcé l'allure sont derrière. C'est aussi simple que ça. »

Les conditions météorologiques
« On n'a pas eu tant de vent que ça. Mais paradoxalement, c'est là que c'est le plus difficile. Quand tu as 30 nœuds de vent et plus, tu réduis devant, tu ne te poses pas de question. Là, on était juste sur la frange où c'est compliqué. Quand tu as 25 nœuds, c'est là qu'il faut ne pas hésiter à envoyer devant. »

Revanchard
« A l'issue de la première étape, j'étais quand même incroyablement frustré. J'avais le sentiment d'avoir bien navigué jusqu'au dernier jour. Là, c'était bien, plus on avançait plus l'écart se creusait. Pour la première place, je ne préfère pas compter. Je vais monter sur le podium, c'est déjà bien. En plus, je suis assuré du titre de Champion de France, ce n'est pas si mal. »


Orage, oh désespoir
« Hier soir, je pensais avoir creusé suffisamment sur Jonas, je me disais que c'était bon pour la victoire finale. Et cette nuit, quand je me suis retrouvé au cœur de cette dépression orageuse, j'ai vu toute mon avance disparaître. Maintenant, Jonas a fait une belle course : sa victoire serait méritée. »