Les Sables - Les Açores - Les Sables
5è édition Les Sables - Les Açores

 

En avant la musique

Denis Hugues, le directeur de course, l’a confirmé au briefing de ce matin à Horta : le départ de l’étape retour aura bien lieu aujourd’hui à 17 heures TU, soit 19 heures (heure française). Si le déplacement de Bertha n’inspire plus vraiment d’inquiétude, ce sera néanmoins une navigation musclée avec des vents fréquemment supérieurs à 25 nœuds. Les premiers pourraient boucler le parcours en moins de 6 jours, mais gare aux sorties de route.

Si l’on devait comparer le type de navigation qui attend les solitaires en route vers Les Sables d’Olonne à une œuvre de Tchaïkovsky, ce serait plutôt Casse-Noisette que le Lac des Cygnes. Il faudra veiller à ne rien briser. Dès leur sortie des îles, la flotte devrait trouver des vents plutôt puissants avec une mer qui se formera petit à petit. Mais c’est surtout dans la nuit de samedi à dimanche prochain, quand la tête de flotte abordera le golfe de Gascogne que les coureurs pourraient subir les vents les plus puissants, puisque 35 nœuds sont annoncés au nord du 44e parallèle, avec une mer formée dépassant 3 mètres de creux.

Prudence et audace

Au allures portantes, ce sont des conditions qui restent maniables pour des Minis, mais tous savent qu’ils vont devoir composer en permanence entre bonne gestion de la fatigue du matériel et des hommes et volonté de faire avancer le bateau au plus vite. Dans ce genre de conditions, l’expérience prime et il ne serait guère surprenant de retrouver aux avant-postes ceux qui ont le plus de milles dans la quille. Au briefing de ce matin, les visages étaient graves.

Chacun savait ce qui les attendait dans les heures à venir. Le premier passage d’un front froid dans la journée de jeudi devrait donner le tempo de cette étape qui alternera mouvements fortissimo au passage des fronts et andante mollassons dans les dorsales qui suivent dans le sillage des minimums dépressionnaires. L’arrivée sur les Sables d’Olonne pourrait se faire dans des vents faibles et qui plus est par des coefficients de marée supérieurs à 100. Des conditions piégeuses pour un final sous tension : les leaders actuels le redoutent, alors que leurs adversaires en rêvent… Réponse dans la journée du lundi 11 août.

PFB