Les Sables - Les Açores - Les Sables
5è édition Les Sables - Les Açores

Arrivé dernier du fait de son escale de 24h à La Corogne, Benoît Verbeke a coupé la ligne 10h 15mn 41s, ce mercredi 30 juillet.

Pour sa première grande course au large, Benoît Verbeke voulait prouver qu'on peut naviguer sans aucun apport d'énergie fossile. Pari largement réussi, malgré une escale obligée à La Corogne pour réparer une ferrure de safran.


La réparation du safran
« Quand j'ai constaté que mon fémelot de safran était endommagé, ma première tentation a été de réparer en mer. Heureusement Hervé Aubry qui n'était pas loin, m'en a dissuadé par VHF. C'était le bon choix de faire escale à la Corogne pour réparer.»


L'escale à La Corogne
« C'est quand même très pénalisant. Tu arrives devant le port et tu restes planté là, à quelques centaines de mètres de la digue parce qu'il n'y a plus de vent. Et pour repartir, c'est la même chose. Je suis tombé sur un gars qui m'a ressoudé les ferrures en quelques heures. Ce n'était pas donné, mais quand tu veux repartir...»


Autonome
« J'ai testé mes panneaux solaires, un jour de plafond bas, ciel gris... Impeccable. Il faut être exigeant sur le matériel qu'on embarque, tabler sur du haut de gamme. Mais je voulais prouver que c'était possible et le pari est largement gagné. On peut faire une longue traversée sur un Mini sans embarquer du fuel ou du méthanol.»


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« Jusque là, je n'avais fait que des courses sur deux ou trois jours, comme la Transgascogne. C'est ma première grande course : ce qui est vraiment fantastique, c'est que là, même si tu fais une erreur ou si tu as un coup de moins bien, tu as la possibilité de reprendre espoir. Ça change vraiment la donne.»