Les Sables - Les Açores - Les Sables
5è édition Les Sables - Les Açores

Le skipper de Fontanot a franchi la ligne à 17h 58mn 00S (TU) en 2e position.

Difficile d'être plus volubile que Michele Zambelli. Le skipper de Fontanot n'avait pas assez de mots pour raconter sa course, ses moments de doute et de plaisir. Retour sur une course rondement menée où la ténacité du skippeur n'a d'égal que sa joie de vivre.


Panne de pilote :
« A la sortie du golfe de Gascogne, j'étais vraiment content, calé en troisième position. On naviguait sous spi quand ma retenue de pilote s'est brisée. Je suis parti en vrac immédiatement. Ensuite il a fallu que je fasse un bricolage pour réparer. J'avais fait le calcul : l'Espagne était à 250 milles, les Açores à 600 milles, la France aussi. Je me suis dit qu'il fallait continuer.»thumb MZambelli

Vive la pétole :
« Après mon avarie de pilote, je me suis retrouvé en cinquième position. Mais on est tous entré dans la pétole, c'est un temps que j'aime bien. Et là, je suis remonté sur mes adversaires. C'est bien connu, quand les Français dorment, nous on fait marcher le bateau (rires). »

Ses objectifs :
« Je rêvais du podium. Si j'ai choisi de louer ce bateau, c'était aussi pour franchir un seuil. Avec ce genre de prototype, tu découvres une autre dimension de la course. J'ai eu peur de ne pas m'être assez entrainé, après être allé faire des opérations de relations publiques en Italie avec le bateau. Le prologue m'a redonné confiance. Mais, là deuxième, derrière un autre Italien, c'est incroyable.»

Sa stratégie :
« Quand j'écoutais la météo, je me disais que c'était vraiment une situation très complexe. Je n'y comprenais pas grand-chose et rien ne me paraissait clair. Alors j'ai décidé de suivre une route la plus proche possible de la route directe. Ce n'était pas si mal, non ?... »